SNES Maroc

Déclaration liminaire de la CCPL du mardi 2 juin 2026

Détails
Publication : 3 juin 2026

Vous pouvez lire la déclaration par ici

Déclaration liminaire de l'assemblée générale du dialogue social du lundi 1er juin 2026

Détails
Publication : 3 juin 2026

 DÉCLARATION LIMINAIRE AG DU DS 01/06/2026

Mesdames et Messieurs, Malgré nos alertes répétées, nos déclarations liminaires, nos arguments, malgré les boycotts d’instances et les différentes formes de mobilisation engagées par les représentants des personnels, nous n’avons constaté aucune réelle écoute et aucune étude sérieuse ne semble avoir été initiée concernant la dégradation sensible des conditions de travail et du pouvoir d’achat, pourtant largement constatée et subie par les personnels. Cette absence de réponse et de prise en considération suscite aujourd’hui chez les personnels une profonde incompréhension et un fort sentiment de mépris de la part de leur administration.

Aujourd’hui, nous nous réunissons une nouvelle fois avec un ordre du jour qui, il faut le dire clairement, apparaît en total décalage avec la réalité du terrain et l’urgence de la situation actuelle. Certes la composition de l’Assemblée générale du dialogue social est à revoir, les points relatifs au RIT sont encore à étudier et la mise en place du groupe de travail sur la qualité de vie au travail doit se concrétiser mais cela ne peut constituer des réponses suffisantes face au malaise profond que vivent les personnels comme en témoigne par exemple le doublement du nombre d’arrêts de travail sur le pôle Rabat-Kenitra entre 2024 et 2025.

Mesdames et Messieurs, l’urgence aujourd’hui, ce sont les personnels : leurs conditions de travail, leur pouvoir d’achat, leur reconnaissance et leur avenir au sein du réseau. Ce ne sont ni les ajustements de textes ni la composition des instances qui répondront à la crise sociale actuelle.

Par ailleurs, malgré la mise en place d’un groupe de travail consacré à la qualité de vie au travail, aucune avancée significative n’a, à ce jour, vu le jour pour améliorer concrètement la situation des agents. 

Au contraire, les exigences professionnelles continuent de s’alourdir sans reconnaissance réelle des personnels. Dans le même temps, des modifications du RIT remettant en cause plusieurs acquis sociaux essentiels sont désormais envisagées, malgré les nombreuses alertes adressées localement, au SCAC comme à la Direction générale de l’Agence.

Les mouvements de grève ponctuels observés dans plusieurs établissements du réseau AEFE, ainsi que les appels récents à la mobilisation sur le pôle de Casablanca traduisent le profond malaise des personnels. Les tensions se multiplient dans les établissements et des situations de conflits apparaissent dans quasiment tous les établissements que nous visitons.

Dans ce contexte, notre départ de l’instance précédente apparaît aujourd’hui pleinement justifié face à un dialogue social à l’arrêt, qui ne peut se limiter à des échanges sans réponses concrètes ni engagements effectifs de l’administration.

Nous tenons également à le dire avec force et conviction : sans moyens financiers à la hauteur des enjeux sociaux et humains, aucun dialogue social ne peut fonctionner pleinement ni répondre aux attentes légitimes des représentants des personnels comme des agents eux-mêmes. Le dialogue social ne peut être réduit à un exercice formel ; il doit s’accompagner de mesures concrètes, de moyens réels et d’engagements budgétaires assumés.

Nous tenons également à rappeler qu’une institution ne peut fonctionner durablement sans une attention sincère portée à celles et ceux qui la font vivre au quotidien. L’écoute, la reconnaissance et la considération des personnels doivent être au cœur des responsabilités de chacun, à tous les niveaux de décision.

Nous rappelons également qu’au-delà de la loyauté institutionnelle envers la tutelle, une attention et un engagement tout aussi sincères doivent être tournées vers les personnels, à leurs réalités de terrain et à leurs difficultés quotidiennes. Une institution équilibrée ne peut fonctionner durablement sans cette considération et cette loyauté à l’égard des personnels.

Nous souhaitons donc rappeler les principales revendications portées par les personnels.   

Pour les personnels de droit local, nous demandons :

- Une revalorisation du point d’indice, discutée avec les représentants du personnel et indexée sur le coût de la vie,

- Une revalorisation des grilles salariales,

- La régularisation des anomalies liées à l’ancienneté au sein des grilles salariales,

- Une prise en compte réelle de la hausse des frais de scolarité ainsi que le maintien de l’abattement pour nos futurs collègues retraités,

- La revalorisation des primes, notamment l’ISAP et la prime informatique,

- Une amélioration des statuts et des conditions de travail,

- L’attribution de la prime de suivi aux CPE et la mise à jour de leurs obligations réglementaires de service.

 

Pour les personnels détachés, nous demandons :

- Le paiement de l’ensemble des indemnités statutaires,

- Une réforme juste et équitable de l’avantage familial,

- Une refonte de l’ISVL,

- L’abandon de la limitation de durée du détachement ainsi que des avis défavorables injustifiés,

- La revalorisation des droits de première inscription,

- L’attribution de la prime de suivi aux CPE.

 

Par ailleurs, les représentants syndicaux tiennent à exprimer leur vive préoccupation face à l’utilisation récurrente du discours relatif à la maîtrise de la masse salariale comme principal argument opposé aux revendications des personnels, mais également face à la suppression progressive de postes non enseignants, parfois en contournant, d’après nous, les textes réglementaires et à leur remplacement par des dispositifs de sous-traitance.

Mesdames et Messieurs, le cadre légal est pourtant clair en la matière : chaque départ à la retraite doit faire l’objet d’un appel à candidatures, et toute restructuration touchant les personnels doit donner lieu à une véritable concertation équilibrée entre l’administration et les représentants des personnels, et non à une simple consultation formelle sans réelle prise en compte des avis exprimés.   

Nous sommes pleinement conscients des contraintes budgétaires et des impératifs de gestion auxquels l’administration peut être confrontée. Toutefois, nous refusons que cette notion soit systématiquement utilisée pour freiner les promotions, retarder les recrutements, limiter les augmentations légitimes ou repousser toute amélioration des conditions de travail.

Depuis plusieurs années, les personnels consentent à des efforts importants dans un contexte marqué par l’augmentation constante de la charge de travail, la pression des objectifs et la hausse continue du coût de la vie. Malgré cela, leurs attentes demeurent sans réponses satisfaisantes.

Nous rappelons que les ressources humaines constituent la première richesse de toute institution. La recherche de l’équilibre financier ne peut se faire au détriment de la reconnaissance du travail accompli, de la motivation des agents et du respect des engagements sociaux.

Les représentants syndicaux réaffirment ainsi leur attachement à un dialogue social responsable, transparent et constructif, fondé sur l’écoute mutuelle et la recherche de solutions équilibrées conciliant impératifs de gestion et droits légitimes des travailleurs.

Nous espérons sincèrement que cette réunion permettra enfin d’ouvrir des échanges sérieux, argumentés et constructifs afin d’aboutir à des réponses concrètes aux préoccupations exprimées par les personnels. À défaut, nous le déclarons dès à présent : il sera difficile pour les représentants des personnels de continuer à siéger dans une instance qui ne répond ni aux urgences sociales ni aux attentes légitimes des agents.

Mesdames et Messieurs, nous vous remercions de votre attention. 

 

 

Déclaration liminaire de la CCPL du mercredi 10 décembre

Détails
Publication : 11 décembre 2025

Madame la Conseillère Culturelle Adjointe, Mesdames, Messieurs, 

 

Nous observons, avec inquiétude, depuis plusieurs mois, l'accumulation de décisions unilatérales concernant les personnels détachés. 

Depuis le début de cette campagne, nous découvrons, en discutant avec nos collègues sur place, que des postes qui auraient dû être publiés ne le sont pas. Il s'agit là d'un contournement évident du cadre réglementaire. Le secteur géographique et les chefs de pôle choisissent donc de ne pas afficher douze postes pour le Maroc, sans présentation ni discussion préalable au CSA : c’est un contournement insupportable du cadre réglementaire.

Cette façon de faire, inédite, est une nouvelle ligne rouge franchie et nous devons le répéter : le CSA ne s’est pas exprimé sur ces postes !

La politique de désengagement programmé de l'Agence continue donc, s’accélère même, avec des conséquences immédiates, réelles et délétères pour nos personnels et nos établissements. L'objectif de réduire, année après année, campagne après campagne, le nombre de détachés confirme, si cela était encore nécessaire, le désengagement aveugle de l'État français et cela fragilise durement les personnels et compromet notre mission : participer à une diplomatie d’influence et au partage de valeurs communes. 

 

Madame la Conseillère Culturelle Adjointe, nous vous alertons avec gravité : ce que nous vivons n’est pas un ajustement administratif, mais une véritable déconstruction du réseau historique, une destruction conduite avec une détermination qui interroge profondément la finalité de l’action publique.

Par cette déclaration liminaire, la FSU veut non seulement exprimer une inquiétude, mais aussi rappeler solennellement l’urgence absolue de stopper cette mécanique qui détruit peu à peu l’attractivité, la stabilité et l’existence même des établissements du réseau. Plus que jamais, nos organisations syndicales en appellent à une politique éducative volontaire, claire, cohérente et protectrice des personnels, loin des logiques de restriction budgétaire et de gestion comptable.

 

Nous vous remercions pour votre écoute.

Déclaration liminaire de la CCPL du mercredi 22 avril 2026

Détails
Publication : 23 avril 2026

Déclaration liminaire CCPL du 22/04/2026

Mesdames, Messieurs, Si la FSU a engagé un recours devant le Conseil d’État pour le maintien de cette instance en août 2022, c’est parce qu’elle refuse de voir disparaître un outil essentiel de protection des personnels, dans un contexte de plus en plus opaque et juridiquement fragile. Les commissaires paritaires de la FSU réaffirment aujourd’hui avec force leur attachement au respect strict des règles en CCPL. Ce recours a d’ailleurs confirmé une évidence : sans cette instance, les garanties minimales de transparence et d’équité ne sont plus assurées dans un dispositif de recrutement aux statuts hybrides.

Dès lors, une question s’impose avec gravité : sommes-nous réellement réunis aujourd’hui pour une CCPL des PDL ? Le volume anormalement élevé de dossiers de personnels titulaires interroge. Comment justifier, d’un côté, la suppression de supports de détaché.es et, de l’autre, leur réintroduction de fait sous statut PDL ? Cette situation ne relève plus de l’ajustement technique : elle traduit une dérive dans les pratiques et une perte de cohérence des choix opérés. À force de contourner les règles établies, c’est la lisibilité du dispositif, l’égalité de traitement et la crédibilité même des instances qui sont mises à mal.

Dans ces conditions, le maintien affiché du paritarisme ne peut masquer les réalités : la co-construction invoquée comme un mantra se heurte aux faits.

Comment l’accepter lorsque les décisions relatives aux candidatures semblent arrêtées en amont de la tenue de l’instance ? Comment l’accepter lorsque des collègues sont en poste avant même l’examen des dossiers, et que certains candidats connaissent déjà leur classement, voire les propositions qui leur sont faites ? Comment l’accepter, enfin, lorsque le recours aux titulaires en disponibilité devient systématique, au même titre que la généralisation de vacations de remplacement, dans un cadre qui, rappelons-le, n’est toujours pas reconnu par le droit du travail marocain ? Comment accepter que la fiche d’entretien pour les titulaires intègre des critères d’évaluation portant sur la qualité professionnelle, les compétences acquises ou encore l’évaluation pédagogique, alors même que ces éléments relèvent explicitement du champ de compétence des corps d’inspection ?

Face à cet ensemble de dérives, nous le disons clairement : nous ne pouvons ni les accepter, ni les cautionner. Elles vident progressivement cette instance de sa substance, affaiblissent les garanties collectives et portent atteinte aux principes fondamentaux de transparence et d’équité.

Nous réaffirmons donc avec force notre exigence : que la CCPL retrouve pleinement son rôle, celui d’une instance de contrôle, de régulation et de transparence, au service de la protection des personnels. À défaut, c’est la légitimité même de nos échanges et de cette instance qui se trouve posée.

Nous continuerons, pour notre part, à défendre sans relâche le respect des règles, des procédures et des droits des personnels. 

Appel à la grève mardi 2 décembre

Détails
Publication : 27 novembre 2025

 

 

Comme vous le savez, une réforme profonde de l’AEFE est envisagée. La FSU a alerté sur la situation depuis cet été et vous a informés sur les conséquences possibles.

La réunion entre les représentant·es des personnels du CA de l’AEFE et la directrice de la diplomatie culturelle au MEAE le 19 novembre a précisé les pistes de financement esquissées lors de la réunion avec la directrice de la mondialisation au MEAE le 20 octobre. Elles devraient être confirmées au CA de l’AEFE du 27 novembre : 

  • budget 2026 : contribution exceptionnelle d’urgence pour tous les établissements AEFE (EGD et conventionnés)

  • budget 2027 :

          - augmentation de la contribution des établissements AEFE

          - hausse de la contribution des établissements partenaires 

          - réflexions sur la cartographie des EGD

          - remontée des créances des établissements

          - plan d’économie du siège de l’AEFE.

 

 

La FSU approuve certaines de ces pistes, comme faire davantage payer les établissements partenaires qui profitent de l’argent public engagé pour mettre l’AEFE au service de leur développement.

 

En revanche, la FSU s’oppose fermement à trois perspectives :

  • la réduction du nombre d’EGD, établissements les plus protecteurs des droits des personnels et garants de la scolarité française

  • la pression financière excessive sur les établissements conventionnés qui peut les amener à supprimer des postes de détaché·es voire à déconventionner : les détaché·es deviendraient détaché·es direct·es hors AEFE, en contrat de droit privé local, et les PDL perdraient comme eux toutes les références France.

  • la non revalorisation des rémunérations des personnels de droit local des établissements en gestion directe et conventionnés qui seront soumis à une pression financière accrue de la part de l’AEFE.

 

La FSU trace des lignes rouges et fait une proposition : la part patronale des pensions civiles des détaché·es de l’AEFE doit être payée par le MEN et non par l’AEFE. 

Cette charge, qui représente 40% du budget de l’AEFE, ne correspond qu’à 0,003% du budget du MEN !  Ce dernier peut faire face…

 

La réflexion est en cours, elle peut être infléchie. 

C’est une question de rapport de force et de volonté politique. 

 

C’est pourquoi, contrairement à d’autres syndicats, nous appelons de nouveau à une vraie mobilisation le mardi 2 décembre, qui est également une journée de mobilisation en France contre l’austérité et pour nos salaires.

 

TOUS et TOUTES en GRÈVE mardi 2 décembre !

 

La survie du réseau historique AEFE ne passera que par une mobilisation massive et forte du plus grand nombre : rien n’est encore acté, ne lâchons rien !

Syndicalement,

Le secteur hors de France du SNES-FSU

Page 1 sur 29

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • ...
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • Suivant
  • Fin

© 2026 SNES Maroc